Facteurs, acteurs de la transformation digitale.

6 novembre 2015

La Direction des Ressources Humaines de la Poste a ajouté au mois d’octobre une compétence toute neuve à la fiche de poste de ses facteurs : « compréhension des enjeux digitaux ».

Ce qui était jusqu’il y a quelques années une vision, une stratégie, un objectif cible, est devenu une réalité opérationnelle. La transformation digitale ne se contente plus d’être une fiche de route partagée en comité de direction . Et c’est ici que s’inscrivent les plus grandes applications comme celle proposée ce mois-ci par la Poste : faire de sa boite aux lettres un centre d’envoi de colis et de notre facteur, un acteur de l’économie numérique.

Après avoir été « chahutée » (600 000€ de CA en moins chaque année sur l’activité postale) par les nouveaux usages du numérique (chute de la correspondance liée à l’e-mail, diminution du trafic au guichet lié à la dématérialisation des opérations, concurrence accrue dans le secteur logistique pour répondre aux nouveaux besoins de rapidité de livraison comme le proposent des acteurs digitaux comme Amazon,…) la Poste riposte !

A compter de ce mois, il est possible de renvoyer un colis à partir de notre boîte aux lettres en se rendant sur le site de la Poste, en s’acquittant en ligne de l’affranchissement de notre colis et en le déposant dans notre boîte aux lettres. La mise en place de ce service sert une réalité économique du modèle e-commerce toutefois, la vision pratique (à laquelle s’attache l’idée de transformation digitale chez En Français dans le Net), repose, elle, sur un usage : acheter en ligne pour ne pas aller en magasin et donc renvoyer son colis sans avoir à se rendre dans un bureau de poste. Cohérence de l’usage, continuité du bénéfice, efficacité du service proposé.

La transformation digitale n’est qu’un mot tant qu’elle ne prend pas corps dans le quotidien opérationnel. Cette transformation remodèle la manière même de concevoir son produit, d’y ajouter de la valeur, de l’intégrer dans un parcours utilisateur ou d’assurer la relation client. Elle met à mal les stratégies en silo, force la co-création, réinvente les dynamiques commerciales et, au-delà de cela, remet l’usage au cœur de la démonstration.

La transformation digitale ne pourra réussir que si tous en perçoivent les bénéfices, et c’est le cas ici : le facteur qui est valorisé par le service supplémentaire qu’il apporte, et le client par le temps gagné !

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